Bretagne:Des algues contre le reflux gastrique

        • Le site de transformation d’algues de la Grande-Palud à Landerneau s’est fortifié pour lancer une gamme de médicaments contre le reflux gastro-oesophagien. Une nouveauté puisée dans le gisement de la mer d’Iroise.

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        • La société Danisco-Landerneau a fêté les cinquante ans du site de transformation d’algues de la Grande-Palud en septembre dernier. Jusqu’alors les 1700 à 1800 tonnes d’alginate obtenus par le traitement de 35000 tonnes d’algues se valorisaient à 90% dans les produits alimentaires et à 10% dans les excipients. « La nouvelle production visant à soigner les reglux gastro-oesophagiens nous fait entrer dans le secteur de la pharmacie à principe actif. Nous espérons réaliser 20% de la production totale du site sur ce nouveau produit d’ici à trois ans », précise Erick Marec, directeur du site.

Du Pont de Nemours dont le rachat de Danisco répondait à une stratégie de positionnement sur le marché du médicament « vert » n’a pas investi à simple dose homéopathique : 10 millions d’euros (dont 300 000 euros d’avance remboursable de la Région), essentiellement pour moderniser l’outil de production (achat de nouvelles machines) et financer une petite extension de bâtiment de 400 m² (le site couvre 6 hectares).

Les travaux ont démarré fin 2012 : « Nous serons opérationnels sur cette nouvelle production fin octobre » détaille Erick Marec. Si d’ici-là les onze postes d’opérateurs de production et conducteur de ligne ouverts au recrutement trouvent enfin des candidats : « Aujourd’hui Danisco emploie 59 personnes mais pour exploiter l’outil dans ses capacités augmentées, il faudrait 70 salariés. Or cela fait des semaines que nous cherchons à recruter ». Et pourtant, il s’agit d’emplois pérennes et non délocalisables.

Il serait contre-productif de s’éloigner d’une ressource abondante et proche. Les algues débarquées à Lanildut ou Landéda (acheminées par camion jusqu’à la Grande-Palud)  proviennent du gisement de laminaires de la mer d’Iroise, l’un des plus importants d’Europe : »La récente étude scientifique du Parc Marin montre que l’hyperboréa est pérenne pour peu que l’on respecte le système de gestion en cours. Précisément, pour soutenir la diversification du site, nous espérons transformer 25000 tonnes de cette espèce, à terme, contre 15000 tonnes aujourd’hui ».

Source – Le Télégramme – Yann Le Gall – 5 juin 2013

Publié par aseanweaverforbusiness

Representant de CCI France Malaysia formateur en interculturel et expatriation pour la Malaisie et le Vietnam

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