Opinion:D’un bonnet rouge à l’autre. | Histoire de le dire

La portée des récents événements survenus en Bretagne dépasse largement la simple expression d’une revendication sociale. Elle témoigne peut-être d’une profonde remise en cause des normes culturelles et idéologiques intériorisées depuis plus d’un siècle par ce qu’on appelle « le peuple de gauche ». Il s’agirait alors d’un véritable tournant historique.

On nomme en France « peuple de gauche » la partie de la population qui a constitué, durant le XX° siècle, la base électorale des partis de gauche, communiste et socialiste. Loin d’être socialement homogène (on y rencontre aussi bien l’ouvrier que le professeur d’université), il se reconnaît néanmoins dans un langage commun qui reflète le partage d’un certain nombre d’archétypes, lesquels non dépourvus de contradictions, mais qui ont une consistance et une permanence qui ne sont pas sans rappeler celles des dogmes religieux.

Vient en tête le crédit accordé à l’Etat républicain, conçu à juste titre comme représentatif de l’expression démocratique et par là même indépendant des dérives propres au libre jeu des intérêts privés. Cet attachement à la puissance publique ne se limite pas à l’attente légitime d’une protection tutélaire, elle postule que l’Etat mette en œuvre une politique de justice sociale et s’implique dans la vie économique, au minimum en en planifiant le développement, au maximum en se faisant entrepreneur lui-même.

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