Numérique. Un nouvel eldorado pour nos données – France – Le Télégramme

Aux portes de Paris, la Seine-Saint-Denis est le plus grand centre de stockage de données numériques en France. De quoi revitaliser un département marqué par un taux de chômage élevé.

On l’oublie parfois, mais les heures que nous passons sur le web laissent une trace, et prennent de la place dans le monde réel. En France, c’est principalement en Seine-Saint-Denis que nos mails, photos et autres recherches sont stockés. Pourquoi là-bas ? « En Seine-Saint-Denis, il y a de l’espace et le foncier n’est pas très cher », avance Thomas Neveux, analyste chez Clipperton Finance, une société spécialisée dans les hautes technologies. « C’est aussi une zone qui n’est pas inondable, une condition essentielle », fait-il valoir. Facile d’accès depuis la capitale, le « 93 » dispose aussi d’un réseau étoffé de lignes ferroviaires, d’axes routiers et de canaux, indispensables pour enfouir les câbles de fibre optique sans avoir à faire de gros travaux. Mais le principal avantage du département tient à son approvisionnement en électricité, hérité de son passé industriel. Car les « data centers » sont de gros bijoux de technologie, sous leurs airs de bunkers hypersécurisés. C’est grâce à ce nouveau secteur que la région, qui s’est en grande partie désindustrialisée au cours des dernières décennies, est rapidement devenue le centre névralgique du stockage numérique dans l’Hexagone.

De l’industrie au numérique

« Beaucoup d’établissements sont aujourd’hui implantés sur ce secteur. Cette concentration est en train de faire de la Seine-Saint-Denis un « hub numérique » », insiste Fabien Gautier, directeur marketing d’Equinix, l’un des principaux acteurs mondiaux de l’internet. En mai 2012, le groupe américain a inauguré un bâtiment de 12.000 m², pour un coût de 160 millions d’euros, sur l’ancien centre de tri postal de Pantin. Parmi les « clients » de cette « ferme à données » : les géants du web comme Google ou Facebook, mais aussi des banques et assurances, des sites de e-commerce ou bien des sociétés de jeux en ligne. Même si ce regroupement de « data centers » crée peu d’emplois directs, ils sont, en général, « bien accueillis là où ils s’implantent », assure Thomas Neveux : « c’est de la technologie high-tech, c’est l’avenir et c’est pérenne ». Signe encourageant : une formation spécifique a même été créée, en 2012, à l’IUT de Villetaneuse (Paris XIII).

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Publié par aseanweaverforbusiness

Representant de CCI France Malaysia formateur en interculturel et expatriation pour la Malaisie et le Vietnam

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