Birmanie: les chiques de bétel, bombe sanitaire à retardement – 27/07/2015 – La Nouvelle République France-Monde

Au volant de son taxi dans les rues de Rangoun, Myo Min Htaike passe ses journées à mastiquer un mélange de noix et de tabac qui a coloré ses dents en rouge. En Birmanie, le « Kun Ja », ou bétel, est omniprésent au point de poser un problème de santé publique.

« Je suis très mal réveillé quand je prends le volant de mon taxi, donc je chique un peu de bétel pour me sentir moins fatigué », explique cet homme de 32 ans, luttant contre la fatigue et l’ennui au milieu des éternels embouteillages de la capitale économique birmane.

Les Birmans, y compris les jeunes adultes, sont nombreux à chiquer ce mélange de tabac, de noix d’arec (improprement appelée noix de bétel) et de chaux, agrémenté parfois d’épices. Outre son effet stimulant, la noix d’arec est vantée pour ses vertus antidouleur.

« Quand j’ai commencé à chiquer le bétel pour mon mal de dent, je n’ai pas beaucoup aimé. Mais cela a fait disparaître la douleur et j’ai fini par apprécier », explique Myo Min Htaike, les lèvres rougies par son addiction.

Les marchands de rue fabriquent à la chaîne ces drôles de chewing-gum artisanaux d’un vert éclatant. Sur une petite tablette de bois accrochée à leur cou, ils enroulent les ingrédients dans des feuilles fraîches de palmier à bétel. Prix de vente: 200 kyats (15 centimes d’euros).

Birmanie: les chiques de bétel, bombe sanitaire à retardement – 27/07/2015 – La Nouvelle République France-Monde.

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